Dans le choix d'un bloc bouteille, interviennent dans l'ordre : son volume en eau, sa robinetterie, sa pression de service, ses dimensions, son poids, son matériau. (acier ou alliage)
Le volume
Il va dépendre essentiellement de l'utilisateur et de son utilisation.
La bouteille classique la plus utilisée a un volume en eau de 12 litres. Cependant, pour les enfants, on choisira de préférence une bouteille de 6 litres. Par contre les encadrants prendront un bloc de capacité supérieure à celle des membres de leur palanquée. (Par exemple 15 litres, voire 18 litres en mono ou bi bouteilles)
Dans le domaine de la plongée souterraine ou technique, le volume des blocs relève d'une stratégie dont le sujet ne sera pas abordé ici, du moins pour le moment.
La robinetterie
La robinetterie se choisi en fonction de l'ergonomie de l'équipement et notamment de la position du ou des détendeurs et des différents tuyaux dont ils sont munis.
Le choix de la double robinetterie se fait en raison de la réglementation en vigueur, du moins en France. Il faut remarquer que la fiabilité d'une double connexion est 2 fois plus faible que celle d'une seule. Autrement dit, vous avez 2 fois plus de chances de voir un joint fuir, s'il y en a 2 au lieu d'un. Cette réglementation a été établie à un moment où les premiers étages étaient incapables d'alimenter 2 deuxième étages. Elle existe et il faut faire avec. On peut cependant se demander si cet argument est toujours valable. La seule raison en faveur de la double robinetterie serait, aujourd'hui, de pouvoir fermer le coté du détendeur qui fuit en cas de givrage, par exemple.
La solution, certes imparfaite, consiste à être capable d'exécuter cette manoeuvre, seul et rapidement. (En moins de 15 secondes une bouteille, grande ouverte, perd à peu près la moitié de sa capacité)
La méthode, en cas de fuite, consiste à défaire la ceinture abdominale en "Velcro" du gilet, de tirer celui-ci par dessus la tête, d'attraper la robinetterie et de fermer le bon robinet. C'est facile à dire mais ce ne peut être correctement réalisé qu'à condition de s'entraîner à l'avance. (Avis aux encadrants)
La solution qui résout le problème de la redondance est d'avoir deux blocs indépendants avec chacun un détendeur plutôt qu'une double robinetterie sur un seul bloc.
Le problème du joints a été traité avec les détendeurs car en DIN, il est solidaire de celui-ci. On rappellera tout de même que le DIN gagne beaucoup de terrain par rapport à l'étrier parce que la tenue du joint est meilleure.
Il n'en reste pas moins que le DIN, dans certaines versions, est fragile et que le moindre choc sur la tête de la robinetterie peut y provoquer une déformation qui vous empêchera soit d'enlever l'opercule soit de monter votre détendeur. Les têtes de robinetterie doivent donc toujours être protégées en y montant des inserts vissés lorsqu'il n'y a pas d'opercule en place.
Certaines marques fournissent des robinetteries renforcées que nous ne saurions trop recommander. On saluera ici l'initiative d'Aqualung qui a renforcé sa robinetterie en Y pour éviter cet inconvénient. Par contre permet-elle de recevoir tous les étriers du marché ?
Néanmoins, il faut à tout prix éviter de les soumettre à des chocs. Ceux-ci se produisent souvent lors de la chute des blocs ou lorsqu'ils sont couchés, au moment du chargement dans les véhicules ou sur les bateaux.
Robinetterie pour mélanges
On notera la nouvelle norme EN144-33 qui est sensée éviter de remplir, avec un gaz pollué (notamment par de l'huile) des blocs réservés aux mélanges sur oxygénés. Cette norme prévoit un raccordement qui ressemble à la "DIN" quoique les dimensions soient plus importantes et que le filetage soit métrique.
La pression de service
Elle a augmenté progressivement au fil des années. Elle est passée de 176 bars à 200 puis 230 et enfin aujourd'hui on peut trouver des blocs à 300 bars. L'intérêt n'est pas très grand car pour un volume emmagasiné donné le volume du contenant ne diminue pas proportionnellement à la pression, par contre son poids augmente et sa flottabilité diminue.
Les dimensions
Les fabricants utilisent des cylindres dont les proportions sont variables. Plus ou moins longs ou courts, comme vous voudrez. Au début dans les années cinquante on avait plutôt des cylindres longs. Aujourd'hui, on tend vers des cylindres plus courts, peut être parce qu'ils permettent de s'asseoir tout en les ayants sur le dos. Par contre, ils présentent l'inconvénient d'être plus lourds aussi bien dans l'air que dans l'eau.
Le poids
Le poids est lié au volume ainsi qu'à la forme.
Le matériau
En Belgique, on utilise plutôt l'acier. Dans les pays Anglo Saxons, on utilise beaucoup les alliages d'aluminium. En ce qui concerne la tenue dans le temps et la corrosion, il ne semble pas qu'il y ait de grosses différences, à tel point que la réglementation est la même en Belgique, quel que soit le matériau utilisé.